Un site de la ville de Nancy
Retour sur le site de la ville
musée des Beaux-arts de Nancy

Collection Cartier-Bresson


Pour accompagner la saison estivale, le musée vous invite à une traversée dans l'univers de l'ukiyo-e japonais au travers de 11 nouvelles estampes accrochées dans la salle dédiée au collectionneur Charles Cartier-Bresson.
Du littoral à la montagne, ces "images du monde flottant" dépeignent des scènes au charmes pittoresque et naturel.

Charles Cartier-Bresson

Charles Cartier-Bresson (1852-1921), grand-oncle du célèbre photographe Henri Cartier-Bresson, est l’héritier d’une famille d’industriels du textile. Né en 1852 à Paris, il est envoyé dans les Vosges en 1872 pour gérer l’usine de fils à coudre de Celles-sur-Plaine, puis s’installe à Nancy en 1892.

Il débute sa collection dès 1889, sans doute initié aux arts d’Extrême-Orient par son beau-frère Paul Brenot, collectionneur expérimenté fréquentant les cercles japonisants parisiens. Ses acquisitions sont le plus souvent effectuées auprès de marchands renommés, comme Siegfried Bing ou Antoine de la Narde, mais aussi lors de ventes publiques, comme celles de Philippe Burty et d’Edmond de Goncourt. Paul Brenot vient également compléter ce vaste ensemble.
Cette collection, qu’il enrichit toute sa vie, compte à son décès plus de 1 700 objets, provenant pour l’essentiel du Japon, quelquefois de la Chine, du Tibet et de l’ancien royaume de Siam. Elle regroupe des estampes des maîtres japonais de la fin du XVIIIe et du XIXe siècle (Utamaro, Hokusai ou Hiroshige), des rouleaux peints, des paravents, des laques, des céramiques, des sculptures, des masques, des kimonos, des parures, des sabres, ainsi qu’une armure de samouraï. Objets du quotidien, d’apparat ou militaires, ils témoignent d’une iconographie symbolique délicatement déclinée sur des supports variés. Ensemble, ils reflètent une culture raffinée, emprunte de coutumes ancestrales, de religion, de théâtre et de poésie.

Visuels
Utagawa Hiroshige, Campagne d'Ôtsuki dans la province de Kai, 1858, estampe xylographique en couleurs
Cantine à quatre cases (ju-bako), XIXe siècle, laque d'or sur fond d'aventurine